Le pont du Gard

En région Occitanie, à une vingtaine de kilomètres entre Avignon et Nîmes et à proximité de la commune de Remoulins s’élève, dans la vallée du Gardon, le majestueux pont du Gard. Cet aqueduc, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un véritable chef d’œuvre de l’Antiquité.

Pont du Gard

Histoire du Pont du Gard

C’est au cours du premier siècle de notre ère qu’a débuté la construction de l’aqueduc, appelé seulement en 1898 : Pont du Gard. La raison en fut la suivante : Avec une population devenue trop importante (environ 20 000 habitants) la ville de Nîmes commençait à manquer d’eau. À l’époque, la ville se ravitaillait en eau à la fontaine de Nemausus au pied du mont Cavalier. La fontaine alimentait en eau potable non seulement ses habitants mais aussi les thermes. Afin de pouvoir alimenter la ville en eau, l’idée du départ était de percer et d’enfouir sous la terre 50 kilomètres de canalisation. Mais voyant les énormes difficultés que représentait le passage de la rivière du Gardon, les ingénieurs romains décidèrent de construire un aqueduc. Si l’aqueduc était un ouvrage utilitaire, il a voulu marquer également la domination de la civilisation romaine. Le chantier dura entre 10 et 15 ans sous les règnes des empereurs romains Néron et de Claude. L’aqueduc utilisa sa fonction d’alimentation en eau jusqu’au VIème siècle. Au Moyen âge, il devint un péage, puis du XVIII au XXème siècle il servit de pont routier. En 2000, l’opération Grand Site a permis au Pont du Gard de retrouver son cadre primitif et d’accueillir un grand nombre de visiteurs.C’est un des monuments du département du Gard qui à le plus de succès auprès des touristes et habitants locaux.

Construction de l’aqueduc Romain

Le Pont du Gard est composé de trois rangées d’arcades superposées : 35 arches au troisième, 11 au second et 6 au niveau inférieur. Il mesure 48 mètres de hauteur et 273 mètres de longueur. L’ensemble de l’aqueduc compte une vingtaine de ponts (dont le Pont du Gard), trois bassins et des
centaines de mètres de tunnel. On mesure la perspicacité des ingénieurs romains sachant que le dénivelé de l’aqueduc est présent uniquement sur 12
mètres pour 50 kilomètres, soit une petite inclinaison moyenne de 24 cm par km. Les travaux se sont déroulés en contournant ou traversant les collines par des conduits souterrains et en franchissant les vallons par des travaux aériens. La construction du Pont a nécessité des roches calcaires extraites des différentes carrières du site et 21 000 m3 de pierres. Toutes les fondations sont ancrées dans la roche, ce qui permet à l’aqueduc de résister aux agressions du temps et aux crues du Gardon.

Le tourisme et le Pont du Gard


De nos jours des visites de la canalisation romaine du Pont du Gard sont proposées. Il est ainsi possible d’accéder jusqu’au 3ème niveau du Pont afin d’en comprendre son fonctionnement. Le tourisme peut aussi découvrir le musée multimédia où des photos de l’aqueduc sont projetées. Un espace dédié aux enfants est disponible (immersion dans l’époque gallo-romaine, chasse au trésor…). Afin d‘en connaître davantage sur l’agriculture méditerranéenne, un jardin paysagiste méditerranéen, d’une surface de 15 hectares est accessible. On y découvre des vignes, des oliviers, des capitelles… Sur la rive droite du Pont du Gard une plage est aménagée pendant la période estivale. De nombreux événements festifs et culturels sont organisés tout au cours de l’année sur le site du Pont : activités sportives, rendez-vous du terroir… Enfin, plusieurs sentiers de randonnées pédestres permettent de parcourir quelques kilomètres à la découverte de vestiges toujours présents autour du Pont du Gard et bien sûr de profiter de vues imprenables sur les villages d’occitani des alentours.